Une infiltration de cortisone peut donner l’impression d’une amélioration spectaculaire d’un tendon douloureux en peu de temps. C’est précisément ce qui la rend attractive.
Pourtant, plusieurs essais randomisés montrent que cette amélioration précoce peut être trompeuse. Dans certaines tendinopathies fréquentes, les récidives sont importantes et les résultats à plus long terme sont moins favorables qu’avec des approches basées sur la rééducation.
La cortisone peut donc soulager le tendon avant que celui-ci n’ait réellement récupéré.
Cette distinction est importante.
Une douleur persistante du tendon d’Achille, du tendon rotulien, du coude, de l’épaule ou des tendons fessiers est encore souvent appelée « tendinite ». Pourtant, lorsqu’un problème tendineux persiste, le terme tendinopathie est généralement plus juste. Il ne s’agit pas simplement d’une inflammation qui continue. La structure du tendon, l’organisation du collagène, sa tolérance aux contraintes et sa fonction peuvent également être impliquées.
Supprimer temporairement la douleur et les signaux inflammatoires ne reconstruit pas nécessairement ces propriétés.
Pour de nombreuses tendinopathies, une prise en charge sans cortisone est tout à fait possible. La remise en charge progressive du tendon constitue l’une des bases de la rééducation à long terme, et d’autres traitements peuvent être ajoutés selon le tendon concerné, la durée des symptômes et les traitements déjà réalisés.
Au Centre Algos, l’hydrotomie percutanée constitue une option thérapeutique importante pour les problèmes tendineux persistants et récidivants. Son objectif thérapeutique diffère d’une simple suppression des symptômes par corticoïdes : nous utilisons un traitement local ciblé dans le cadre d’une stratégie orientée vers les tissus concernés et la récupération à plus long terme.

